Comment choisir son prestataire web sans se faire avoir
Sept questions suffisent à écarter la plupart des mauvaises surprises. Posez-les avant de signer, notez les réponses, et méfiez-vous de celles qui restent floues — c’est presque toujours là que se cachent les problèmes.
On écrit cet article en sachant qu’il peut jouer contre nous : certaines de ces questions sont exigeantes, et un prospect qui les pose devient un client plus difficile à contenter. Tant mieux. Un client qui sait ce qu’il achète est un client qui ne revient pas déçu.
Question 1 : à qui appartiendra le nom de domaine ?
La bonne réponse : à vous, enregistré à votre nom, avec vos identifiants.
C’est le point de contrôle le plus important de toute la relation. Celui qui détient le nom de domaine détient votre adresse sur Internet, vos emails professionnels, et votre référencement accumulé.
Un prestataire qui garde le domaine « pour simplifier la gestion » vous met dans une position de dépendance. Ce n’est pas nécessairement malhonnête — c’est parfois de la facilité — mais le jour où vous voudrez partir, ça devient un rapport de force.
Signal d’alerte: une réponse évasive, ou « on s’en occupe, ne vous inquiétez pas ».
Question 2 : que se passe-t-il si j’arrête de payer ?
Selon le modèle, la réponse va de « rien, le site est à vous » à « le site s’éteint ».
Les deux existent et les deux sont légitimes, mais vous devez savoir lequel vous achetez. Un site acheté une fois continue de fonctionner tant que l’hébergement est payé. Un site en abonnement disparaît.
Signal d’alerte : un engagement de 36 ou 48 mois sans que la durée soit clairement annoncée dès le début de la discussion.
Question 3 : pourrai-je modifier mes textes moi-même ?
Vos horaires changent, vos tarifs bougent, vous ajoutez une prestation. Si chaque modification demande un appel et une facture, votre site se figera. Un site figé devient faux, et un site faux vous coûte des clients.
Demandez à voir concrètement comment on modifie une page. Pas une description : une démonstration.
Signal d’alerte: « il suffira de nous envoyer un mail, on le fera pour vous ». Ça marche six mois, puis on n’ose plus déranger pour une virgule.
Question 4 : que comprend exactement le prix, et qu’est-ce qui est en plus ?
Faites lister noir sur blanc : la création, le nombre de pages, les allers-retours de modification inclus, l’hébergement, le nom de domaine, la maintenance, les évolutions futures.
C’est là que naissent la plupart des conflits. Pas parce que quelqu’un ment, mais parce que chacun avait compris autre chose.
Signal d’alerte: un devis d’une seule ligne. « Création site internet — 1 800 € » ne vous protège de rien.
Question 5 : et le contenu, qui l’écrit ?
Question sous-estimée, et pourtant première cause de retard sur un projet.
Si vous fournissez les textes et les photos, dites-le. Si vous comptez sur le prestataire pour les rédiger, vérifiez que c’est bien inclus — la rédaction professionnelle est un métier, elle se facture.
Et si personne ne s’en occupe explicitement, votre site attendra des mois dans un tiroir.
Signal d’alerte: le sujet n’est jamais abordé pendant les échanges.
Question 6 : qu’est-ce qui se passe après la mise en ligne ?
Un site n’est pas un produit qu’on livre et qu’on oublie. Il y a des mises à jour, des corrections, des questions.
Demandez : combien de temps suis-je accompagné après la livraison ? Qui je contacte si quelque chose casse ? Sous quel délai ? Est-ce facturé ?
Signal d’alerte: « il n’y aura pas de problème ». Il y a toujours quelque chose, et ce n’est pas grave — ce qui compte c’est de savoir qui répond.
Question 7 : puis-je voir des sites que vous avez faits, en ligne ?
Pas des images dans un dossier de présentation : des adresses que vous pouvez ouvrir sur votre téléphone.
Regardez-les vraiment. Est-ce que ça charge vite ? Est-ce lisible sur mobile ? Est-ce que le téléphone du client est visible ?
Et distinguez bien deux choses : un projet client réalisé pour une vraie entreprise, et un conceptcréé pour montrer un savoir-faire. Les deux ont de la valeur, mais ce ne sont pas la même preuve. Un prestataire honnête vous le dira spontanément. C’est d’ailleurs le cas de nos six réalisations : ce sont des concepts, et c’est écrit noir sur blanc sur notre portfolio.
Signal d’alerte: des exemples uniquement en images, ou l’impossibilité de savoir lesquels sont de vrais clients.
Les trois promesses qui doivent vous alerter
« Première place sur Google garantie. »Personne ne peut le garantir, parce que personne ne contrôle Google. C’est le mensonge le plus fréquent du secteur.
« Site offert. » Rien n’est offert. Le coût est ailleurs — on a détaillé où.
Un prix très en dessous des autres.Soit c’est un modèle recopié avec vos textes collés dedans, soit le prestataire découvrira en cours de route que c’est infaisable à ce prix. Dans les deux cas vous le paierez d’une autre manière.
Ce qui, à l’inverse, est bon signe
Quelqu’un qui vous pose beaucoup de questions sur votre métier avant de parler de design. Quelqu’un qui vous dit franchement quand vous n’avez pas besoin de ce que vous demandez. Quelqu’un qui vous donne une fourchette de prix dès le premier échange plutôt que de la garder pour la fin.
Et quelqu’un qui met par écrit ce qui a été dit oralement. Un devis détaillé n’est pas de la méfiance, c’est ce qui permet à tout le monde de travailler tranquillement.
Questions fréquentes
Faut-il choisir une agence ou un indépendant ?
Ni l’un ni l’autre par principe. Ce qui compte, c’est la disponibilité et la clarté. Un indépendant est souvent plus accessible et moins cher, une agence offre plus de garanties de continuité si quelqu’un part. Posez les sept questions dans les deux cas.
Combien de devis demander ?
Deux ou trois suffisent. Au-delà, vous comparez des choses trop différentes et vous perdez du temps. Comparez surtout le contenu des prestations, pas les montants — un écart de prix s’explique presque toujours par ce qui est inclus.
Que faire si le prestataire ne répond plus en cours de projet ?
Relancez par écrit, en rappelant les échéances du devis. C’est la principale raison pour laquelle il faut un document détaillé et un paiement échelonné plutôt qu’un règlement intégral à la commande.
Faut-il payer d’avance ?
Un acompte à la commande est normal, en général autour de 30 à 40 %. Un paiement intégral avant que le travail ne commence est un signal d’alerte. Le solde se règle à la livraison, une fois le site vu et validé.
Vous avez un projet en tête ?Le premier échange est gratuit, et on vous dit franchement ce qu’on ferait — même si ce n’est pas avec nous.
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