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19 juillet 2026Lecture : 6 min

Faut-il refaire son site ou l’améliorer ?

Dans la moitié des cas, une refonte complète n’est pas nécessaire. Si votre site s’affiche correctement sur mobile, se charge en moins de trois secondes et que vous pouvez encore modifier vos textes, vous avez surtout un problème de contenu — pas de construction. Et ça se répare pour beaucoup moins cher.

On préfère commencer par là, quitte à s’enlever du travail. Rien n’est plus agaçant que de payer une refonte pour découvrir six mois plus tard que le vrai problème était ailleurs.

Voici comment trancher.

Test 1 : ouvrez votre site sur votre téléphone

Pas sur votre ordinateur. Sur votre téléphone, en 4G, hors du wifi de l’atelier.

Est-ce que le texte est lisible sans zoomer ? Est-ce que les boutons se cliquent du pouce sans viser ? Est-ce que votre numéro de téléphone apparaît tout de suite, et est-ce qu’il compose l’appel quand on appuie dessus ?

Si la réponse est non à l’une de ces questions, c’est un signal fort. Plus de sept visiteurs sur dix arrivent depuis un téléphone. Un site qui oblige à zoomer et à faire glisser l’écran perd la majorité de ses visiteurs avant même qu’ils aient lu quoi que ce soit.

C’est le seul critère qui, à lui seul, justifie souvent une refonte. Rendre un vieux site correctement utilisable sur mobile coûte fréquemment plus cher que d’en refaire un.

Test 2 : comptez les secondes

Rechargez votre page d’accueil et comptez. Un, deux, trois.

Si à trois secondes vous voyez encore une page blanche ou un logo qui tourne, vous perdez des clients en silence. Personne ne vous le dira jamais : ils repartent, c’est tout.

Mais attention, cette lenteur a deux causes très différentes, et elles n’appellent pas la même réponse.

Si le site est lent parce qu’il est bourré de photos trop lourdes, on répare. Redimensionner et compresser des images, c’est une demi-journée de travail, pas une refonte.

Si le site est lent parce qu’il empile quinze extensionsdont personne ne sait plus à quoi elles servent, c’est structurel. On peut nettoyer, gagner un peu, mais on retombe vite dans le même état. Là, refaire est souvent plus sain.

Test 3 : pouvez-vous encore le modifier ?

Question très concrète : si vous voulez changer un tarif ou ajouter une photo de chantier aujourd’hui, vous faites comment ?

Si vous savez le faire vous-même, très bien. Votre site est vivant.

Si vous devez appeler quelqu’un qui ne répond plus depuis deux ans, c’est un vrai problème. Un site qu’on ne peut plus mettre à jour est un site qui vieillit à chaque mois qui passe. Et ce qui date le plus vite, ce ne sont pas les couleurs, ce sont les informations fausses : des horaires périmés, une prestation que vous ne faites plus, un tarif d’il y a quatre ans.

Test 4 : d’où viennent vos clients ?

Regardez votre carnet des six derniers mois. Combien de clients ont dit « je vous ai trouvé sur Internet » ?

Si la réponse est zéro et que votre site existe depuis deux ans, le problème n’est probablement pas son apparence. Il n’est pas trouvé, ou il est trouvé et ne convainc pas.

Refaire un site invisible ne le rendra pas visible. Avant d’investir, vérifiez d’abord si votre fiche Google Business est complète et si vous avez des avis. C’est souvent là que se joue la partie, pour beaucoup moins d’argent.

Test 5 : est-ce qu’il vous ressemble encore ?

Celui-là ne se mesure pas, mais il compte.

Votre entreprise a peut-être changé. Vous avez pris un salarié, vous avez ajouté une spécialité, vous visez une clientèle différente de celle d’il y a cinq ans. Si le site raconte encore l’artisan seul qui débutait, il travaille contre vous — il vous fait paraître plus petit que vous n’êtes.

À l’inverse, un site un peu daté visuellement mais qui dit juste ce que vous faites aujourd’hui, avec des photos récentes, fait souvent très bien son travail.

Le tableau de décision

Si vous cochez un seul de ces points, réparez plutôt que refaire : photos trop lourdes, textes à réécrire, informations périmées, absence de page pour une nouvelle prestation.

Si vous cochez deux ou plusde ceux-ci, la refonte se justifie : illisible sur mobile, impossible à modifier, plus de six secondes de chargement, technologie abandonnée dont plus personne ne s’occupe, positionnement qui ne correspond plus à votre activité.

Entre les deux, il existe une voie qu’on oublie souvent : garder la structure et refaire uniquement la page d’accueil et les pages de prestations. C’est là que se joue l’essentiel de la conversion.

Ce qu’on ne veut surtout pas perdre en refaisant

Un point technique, mais important, et c’est le genre de détail qui distingue une refonte bien faite d’un désastre.

Si votre site actuel est référencé — même modestement — il a des adresses de pages que Google connaît. En refaisant tout, ces adresses changent souvent. Sans précaution, vos anciennes pages tombent dans le vide, vos visiteurs atterrissent sur des erreurs, et vous perdez d’un coup ce que vous aviez mis des années à construire.

Ça se gère très bien, à condition d’y penser avant et pas après. Si quelqu’un vous propose une refonte sans jamais aborder ce sujet, méfiez-vous.

Notre position

On refuse régulièrement des refontes. Pas par excès de vertu : parce qu’un client qui paie 2 000 € pour régler un problème qui n’était pas le sien revient mécontent, et il a raison.

Quand quelqu’un nous appelle pour refaire son site, la première chose qu’on regarde, c’est ce qu’il a déjà et pourquoi ça ne marche pas. Parfois la réponse tient en une phrase : « vos photos font quatre méga chacune, réduisez-les et rappelez-nous dans un mois ».

Questions fréquentes

Combien de temps un site tient-il avant d’être refait ?

Techniquement, cinq à sept ans sans problème majeur. Ce qui vieillit vraiment, ce sont les photos, les textes et les informations pratiques — et ça, ça se met à jour sans tout refaire.

Peut-on refaire son site en gardant son nom de domaine ?

Oui, toujours. Le nom de domaine vous appartient, il est indépendant du site. Il suffit de le faire pointer vers le nouveau. C’est même vivement recommandé : changer de nom de domaine coûte bien plus cher en visibilité que de refaire le site.

Vaut-il mieux tout refaire d’un coup ou par étapes ?

D’un coup, dans la plupart des cas. Un site à moitié refait donne une impression d’incohérence, et le travail de raccordement entre l’ancien et le nouveau finit par coûter plus cher que la refonte complète.

Que faire si on n’a plus accès à son site ?

C’est plus fréquent qu’on ne croit, surtout quand le prestataire a disparu. Le nom de domaine se récupère presque toujours, en prouvant votre identité auprès de l’organisme qui le gère. Le contenu, en revanche, se reconstitue souvent à la main — d’où l’intérêt de garder une copie de vos textes et photos quelque part.

Vous avez un projet en tête ?Le premier échange est gratuit, et on vous dit franchement ce qu’on ferait — même si ce n’est pas avec nous.

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